LES MARCHES FINANCIERS – SEPTEMBRE 2014

Publié le par LinXea

LES MARCHES FINANCIERS – SEPTEMBRE 2014

La croissance est en attente, les PIB sont à revoir…

En dehors des débats sur la croissance, l’évolution des produits intérieurs bruts (PIB) nationaux, les taux et les devises, les marchés financiers doivent également faire face à l’instabilité apportée par les pressions politiques et les conflits. Heureusement, ils ne manquent pas de liquidités à la recherche d’investissements.

« Entre fin mai et début septembre 2014, les mouvements

des cours des actions ont été volatils, sous l’influence

de tensions géopolitiques croissantes et de données

économiques en demi‑teinte dans toutes les zones

économiques ». Tel est le constat du Bulletin mensuel de la BCE (septembre 2014).

Un bon début pour les USA …

« Les cours boursiers dans la zone euro ont globalement diminué au cours de la période mai/septembre, même s’ils se sont redressés à partir de fin juillet dans un contexte d’anticipation de bénéfices robustes. Par contre, le rebond des cours des actions américaines observé durant les dernières semaines de la période leur a permis d’enregistrer d’importants gains sur l’ensemble de la période, soutenus par les prévisions d’une réduction progressive des achats d’actifs par le Système fédéral de réserve et par des données positives en matière d’emploi et de croissance » relève le Bulletin mensuel de la Banque Centrale Européenne.

Côté « énergies », tout va à peu près bien pour le moment, le pétrole reste abondant et à un niveau acceptable, mais les problèmes en Irak poussent les prix à la hausse et les prix du gaz russe pourraient aussi se tendre en raison des difficultés en Ukraine.

Les actions européennes encore sollicitées

Dans son commentaire de marché de septembre 2014, la société de gestion DNCA précise qu’elle conserve son « biais en faveur des actions européennes, même si la publication des résultats des entreprises n’a pas encore apporté d’éléments suffisants pour réviser à la hausse les prévisions de bénéfice…/… Au sein des actions européennes, nous privilégions les pays d’Europe du Sud, y compris la France, et les sociétés qui devraient bénéficier de l’appréciation du dollar telles que les laboratoires pharmaceutiques (Sanofi, …) ou les valeurs industrielles, comme Michelin ou STMicro. ».
Pour Franz Wenzel, chef stratégiste de AXA Investment Managers « Alors que la reprise économique prend corps comme nous l'attendions, les risques sont en hausse au niveau mondial et plus encore en Europe ».

A court terme, AXA IM surpondère les actions mondiales et celles de la zone euro, ramène à « neutre » les obligations de la zone euro, mais renforce son appréciation positive de la périphérie et du crédit de la zone euro. Toutefois, répétons-le, ce scénario est à court terme et il faudra aussi compter à plus long terme avec les comportements des marchés obligataires.

Une activité mondiale soutenue

Après un début d’année morose, l’activité mondiale s’est renforcée au deuxième trimestre. « Plus précisément, l’activité aux États‑Unis s’est nettement redressée au deuxième trimestre, avec la dissipation de l’incidence défavorable des mauvaises conditions météorologiques et du frein lié aux stocks. Dans le même temps, l’amélioration de la confiance des ménages et des effets de richesse positifs résultant de la hausse des prix de l’immobilier résidentiel ont contribué au dynamisme soutenu de l’économie du RoyaumeUni » (Bulletin mensuel de la BCE, septembre 2014).

Mais des projections macroéconomiques peu favorables

La Banque Centrale Européenne (BCE) remarque que « Les indicateurs récents semblent indiquer un affaiblissement des perspectives à court terme, dans un contexte caractérisé par une évolution en demi‑teinte des échanges, des tensions géopolitiques et des incertitudes concernant le processus de réforme engagé dans certains pays de la zone euro ».

Malgré la bonne volonté de la Banque Centrale Européenne des vents de diverses origines soufflent sur les marchés financiers et l’attentisme devient la règle. Ainsi que le remarque DNCA « Le sommet sur la croissance du 6 octobre, annoncé par Matteo Renzi et François Hollande, pourrait représenter une étape importante ». A voir ?