Les Français ne préparent pas la transmission de leur patrimoine immobilier

Publié le par LinXea

Les Français ne préparent pas la transmission de leur patrimoine immobilier

Si les couples sont nombreux à acheter ou envisager l’achat de leur résidence principale, encore trop peu, en revanche, se prémunissent des conséquences du décès du conjoint. La vente du bien immobilier est alors le plus souvent imposée pour permettre le règlement de la succession.

Acheter son logement est un rêve que les Français sont toujours plus nombreux à concrétiser. Reste que derrière cette signature et les démarches d’achat se cache une autre réalité, celle de la succession de l’immeuble. En effet, d’autant plus lorsque l’achat est conclu en indivision, les héritiers du conjoint peuvent demander la vente du bien et le partage de la valeur, sans que le partenaire survivant ne puisse s’y opposer.

Cette probable issue concerne aujourd’hui beaucoup d’acheteurs. Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le SNPI (Syndicat national des professionnels immobiliers) et le site Vousfinancer.com, seuls 43 % des Français ont anticipé le décès de l’un des partenaires, notamment avec la rédaction d’un testament. Cette démarche est d’abord celle des couples âgés de plus de 50 ans, plus de la moitié ayant fait le nécessaire pour protéger le conjoint survivant.

Le testament, première solution de protection du patrimoine immobilier

La protection du patrimoine immobilier est d’actualité lorsqu’il y a des enfants, mais également lorsqu’il n’y en a pas, la part du conjoint décédé revenant alors aux héritiers, avec les mêmes conséquences. Cela concerne notamment les couples en union libre, qui ne peuvent prétendre aux solutions de transmission du patrimoine proposées dans le cadre du mariage.

La signature d’un testament permet, par exemple, au survivant de pouvoir continuer à vivre dans les lieux ou même d’hériter. Dans ce cas, des frais de succession s’appliquent toutefois, tandis que les couples mariés bénéficient d’une exonération.

Autant dire que la décision d’achat à deux implique aussi une réflexion sur le plus long terme, à laquelle encore trop peu de couples s’intéressent.