Les clients aisés peu satisfaits de leurs assureurs et banquiers

Publié le par LinXea

Les clients aisés peu satisfaits de leurs assureurs et banquiers

L’enquête menée par le cabinet de conseil Exton Consulting est sans appel : les clients aisés souffrent du manque d’intérêt qui leur est porté par les établissements bancaires et les compagnies d’assurance traditionnels. Cette insatisfaction est d’autant plus marquante qu’ils détiennent, aujourd’hui, 48 % du patrimoine financier en France.

Un client aisé sur deux a déjà quitté sa banque avec, pour motif, la mauvaise qualité du service. Ce constat va de pair avec les résultats de la dernière étude menée par Exton Consulting. Le cabinet de conseil a interrogé en début d’année 500 personnes présentant un profil de client aisé pour connaître leur avis sur leurs banques et assurances. Si les courtiers vie et les CGPI bénéficient d'une note de satisfaction supérieure à 7, il n’en est rien pour les autres organismes, notamment pour les compagnies d’assurance et les banques de réseau qui obtiennent une note de 6,7/10.

Les conseils juridiques et boursiers et ceux touchant au domaine de la dépendance sont jugés tout aussi sévèrement avec une note de satisfaction qui dépasse difficilement le 5/10.

Une clientèle à prendre en compte

Pourtant, cette clientèle aisée, souvent mal identifiée par les organismes financiers et d’assurance traditionnels représente plus de 10 % de la population et, surtout, détient 48 % du patrimoine financier national, soit la somme de 1 220 Md€. Est considéré comme client aisé, tout individu possédant un revenu brut annuel moyen (dont salaires) de plus de 100 000 € (ou d’avoirs financiers compris entre 100 000 € et 1M€, hors immobilier). Selon Jean-Louis Delpérié, associé du cabinet Exton Consulting, « seuls 50 % des clients aisés sont connus comme tels par leurs banquiers et leurs assureurs ».

Le premier travail serait donc pour chaque établissement de les repérer, puis de répondre à leurs attentes. Celles-ci concernent de nombreux secteurs avec, par ordre de priorité, la sécurisation de l’épargne, l’optimisation de la fiscalité et la transmission de leur patrimoine, le souhait de s’assurer contre les aléas de la vie et enfin de se constituer un complément de retraite.