6 questions indispensables pour mieux comprendre l'assurance vie:

Publié le par LinXea

Si l’assurance vie est le placement préféré des Français, il est aussi source de beaucoup d’interrogations, y compris de la part des investisseurs qui en sont déjà titulaires. L’occasion de revenir sur les questions les plus fréquentes pour mieux en comprendre les enjeux.

C’est un fait, ouvrir une assurance vie est devenu beaucoup plus simple ces dernières années, notamment avec l’arrivée des contrats en ligne. Mais derrière cette apparente facilité, restent de multiples interrogations en suspens dont certaines souvent récurrentes. Parmi elles, découvrez en quelques questions les principaux points à connaître.

Question 1: Est-il possible de posséder plusieurs contrats d’assurance vie ?

Non seulement il est possible d’ouvrir plusieurs assurances vie, mais cela est même recommandé. Ce choix a plusieurs qualités. La première est de pouvoir désigner des personnes spécifiques pour chaque contrat, sans nécessairement en informer les autres bénéficiaires. Vous pouvez alors répartir plus facilement chaque somme en fonction de vos volontés. L’autre avantage des contrats multiples est de pouvoir accéder à des offres diversifiées et à la rentabilité tout aussi variée. Le premier effet est l’amélioration du rendement de l’épargne.

Non seulement il est possible d’ouvrir plusieurs assurances vie, mais cela est même recommandé. Ce choix a plusieurs qualités. La première est de pouvoir désigner des personnes spécifiques pour chaque contrat, sans nécessairement en informer les autres bénéficiaires. Vous pouvez alors répartir plus facilement chaque somme en fonction de vos volontés. L’autre avantage des contrats multiples est de pouvoir accéder à des offres diversifiées avec des assureurs différents "pour ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier" et de bénéficier de l'antériorité fiscale sur plusieurs contrats.

Question 2: Un compte d’assurance vie peut-il est transféré dans une autre banque ou assurance ?

Les contrats d’assurance vie classiques ne sont pas transférables d’un établissement à un autre. Si le contrat actuel souscrit ne vous semble plus adapté, vous pouvez alors choisir de le clôturer. Attention toutefois à son ancienneté et aux sommes présentes dessus, déterminant la fiscalité qui sera à appliquer. À noter que les contrats d’assurance vie sont exonérés en cas de licenciement, de liquidation judiciaire ou de départ en retraite anticipée.

Vous pouvez également procéder à des rachats partiels annuels, sans dépasser les montants fixés pour profiter des exonérations fiscales.

Question 3: Les sommes placées sont-elles bloquées pendant 8 ans ?

S’il faut attendre 8 ans pour pouvoir bénéficier de tous les avantages fiscaux liés à cette épargne, la majorité des assurances vie prévoit aujourd’hui la possibilité de retraits d’argent. Ceux-ci sont le plus souvent nommés « contrats à versement et à retraits libres ». Les sorties peuvent alors se faire par rachat total ou partiel, ou par avance. Dans tous les cas, il convient de bien vérifier les clauses prévues à cet effet dans chaque contrat. En effet, les termes peuvent différer d’un organisme à un autre, comprenant par exemple un délai ou un montant de versement minimum avant l’autorisation de retrait, ou encore le paiement d’une indemnité pour une avance.

Question 4: L’assurance vie est-elle toujours intéressante après 70 ans ?

Contrairement aux idées reçues, si les conditions fiscales changent passé cet âge, l’assurance vie représente, en revanche, un placement toujours intéressant. En effet, les sommes versées après cette limite entrent dans le capital successoral. Elles bénéficient toutefois d’un nouvel abattement dont le montant, en 2015, est de 30 500 € pour l’ensemble des bénéficiaires. D’autre part, les revenus issus de ce placement sont, eux, totalement exonérés.

Ainsi, si l’on prend l’exemple d’un placement en assurance vie de 100 000 € après 70 ans, la somme taxable sera en fait seulement de 69 500 € au lieu du montant initial, sans compter les intérêts qu’il aura générés au fil des ans.

Question 5: En quoi la clause bénéficiaire est-elle primordiale ?

La particularité de l’assurance vie est de ne pas entrer dans le cadre successoral. Le contrat est au bénéfice des personnes désignées dans celui-ci, d’où l’importance de bien réfléchir aux bénéficiaires à indiquer et à la précision des informations à noter. Ces précautions éviteront de nombreux litiges, par exemple s’il apparaît en bénéficiaire l’inscription ‘mon conjoint’ tandis qu’un divorce a été prononcé depuis l'ouverture du contrat, voire un remariage. Pour ces mêmes raisons, il est essentiel de revoir régulièrement les personnes notées. La désignation peut aussi se faire par testament, sans annuler les avantages fiscaux de l’assurance vie. Cette solution offre alors une plus grande confidentialité au niveau des modifications apportées.

De même, pensez à indiquer plusieurs noms avec un ordre de priorité. Cela évitera la réintégration des sommes à la succession si le bénéficiaire est lui-même décédé.

Question 6: Est-il toujours intéressant de désigner son conjoint parmi les bénéficiaires ?

S’il est vrai que la loi Tepa adoptée en août 2007 exonère le conjoint ou le partenaire d’un PACS en matière de succession, la désignation de celui-ci dans la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie permet de l’avantager au-delà de ce que lui accorde le droit successoral. Vous pouvez aussi demander l’avis d’un notaire pour faire les bons choix.

Ainsi, la question de la transmission des sommes épargnées dans le cadre de l’assurance vie est primordiale, à prendre en considération dès la souscription du contrat. Elle fait partie à part entière des atouts de cette solution de placement, à mieux connaître pour profiter de tous les avantages.

Ces réponses apportent un éclaircissement sur le fonctionnement de l’assurance vie. Des éléments qui renforcent aussi son attrait, en plus de ses taux de rendement élevés en comparaison des autres placements.

Commenter cet article