La retraite progressive pour une fin de carrière tout en douceur

Publié le par LinXea

La retraite progressive pour une fin de carrière tout en douceur

La retraite progressive, si elle n’est pas toujours très connue, permet toutefois de se préparer doucement à la retraite. Les conditions pour en bénéficier se sont assouplies depuis le 1er janvier 2015, s’ouvrant désormais à un plus grand nombre de séniors.

Arrêter son activité professionnelle n’est pas toujours chose aisée, alors même que le chômage des séniors reste très élevé. Pour s’y préparer en douceur dès l’âge de 60 ans, il est possible d’opter pour la retraite progressive. Celle-ci correspond en fait à un mi-temps dans l’entreprise, rétribué de façon classique, complété par une pension de retraite au prorata du taux d’inactivité et calculée sur la même base que ce qu’elle serait dans le cadre d’un départ à la retraite, en fonction du nombre de trimestres cotisés.

Cette solution permet ainsi de diminuer son activité, tout évitant une perte de salaire trop importante, liée au mi-temps. En revanche, pour en bénéficier, il est obligatoire de disposer de l’accord de l’employeur. Le temps partiel travaillé doit aussi être compris entre 40 % et 80 % de la durée de travail habituelle dans l’entreprise.

D’autres critères à respecter pour bénéficier de la retraite progressive

L’âge minimal pour en bénéficier est celui de l’âge de départ à la retraite fixé pour chaque génération diminué de deux ans, sans pouvoir être inférieur à 60 ans. Chaque travailleur doit également justifier d’un minimum de 150 trimestres validés, tous régimes confondus. Cette retraite progressive s’adresse cependant aux seules personnes exerçant un seul temps partiel.

Durant cette période, le sénior continue de valider ses trimestres, un point d’autant plus intéressant pour ceux à qui il en manque pour bénéficier d’un taux plein. Les sommes reçues dans ce cadre ne sont, elles, pas en rapport avec le salaire d’activité, mais bien de la retraite qui pourrait être versée, incluant celle de base et la complémentaire Arrco et Agirc.

Ouvert à tous les salariés du secteur privé, elle reste non accessible aux fonctionnaires.