L’argent, toujours disponible en assurance vie

Publié le par LinXea

L’argent, toujours disponible en assurance vie

Parfois vue comme un contrat bloqué, l’assurance vie permet pourtant de conserver la pleine disponibilité des fonds placés. Deux solutions permettent les retraits, avec une incidence d’abord fiscale.

Certaines idées reçues ont la vie dure, y compris en matière d’assurance vie. Tandis qu’elle reste l’épargne préférée des Français, celle-ci véhicule en même temps l’image d’un placement bloqué. Pour beaucoup, les sommes investies ne peuvent être retirées qu’à l’issue des huit ans. Pourtant, il n’en est rien. Le capital reste disponible à tout moment. Seule la question des avantages fiscaux se pose lors des opérations de retrait, suivant le mode de sortie choisi.

Les sommes placées peuvent faire l’objet soit d’un prélèvement ponctuel et exceptionnel ou, à l’inverse, constituer une opération programmée à l’avance, par exemple pour offrir un complément de revenus.

Deux modes de sortie du capital en assurance vie, suivant les besoins

Le retrait ponctuel prend le plus souvent la forme d’une avance. Il s’agit en fait d’un prêt accordé par l’assureur, non imposable. Pour en profiter, les contrats prévoient une ancienneté minimale et un plafonnement des montants, le plus souvent fixé à 80 % des placements effectués sur les fonds en euros et 60 % sur les sommes investies en unités de compte. Le remboursement, obligatoire, est le plus souvent à effectuer sous trois ans. À défaut, le montant, complété des intérêts dus, est retiré du capital à l’échéance du contrat.

Pour un retrait régulier, représentant un complément de revenu, il peut être mis en place des rachats programmés. Ceux-ci définissent à l’avance les montants versés et la périodicité. La durée peut aussi être précisée, ou prévoir un versement jusqu’à épuisement de l’épargne. Les sommes sont, elles, soumises à la fiscalité des contrats d’assurance vie, notamment si le contrat a moins de 8 ans.

Ainsi, le mode de sortie des sommes placées en assurance vie dépend avant tout de l’usage envisagé, avec une incidence fiscale suivant l’ancienneté du contrat.