L’immobilier évolue et s’offre différents scénarios

Publié le par LinXea

L’immobilier évolue et s’offre différents scénarios

Le marché de l’immobilier aura rarement été aussi pluriel. À la mi-2015, il varie fortement d’un secteur à un autre et d’un bien à un autre. En cause, deux facteurs : l’évolution des prix de vente et celle des taux d’emprunt.

L’immobilier bouge, mais de manière disparate ! Au regard des derniers chiffres publiés pour la fin du deuxième trimestre, les différences l’emportent sur tout le reste, rendant le marché particulièrement flou.

Dans l’ensemble, la hausse des prix de l’immobilier se généralise selon un récent baromètre, avec une augmentation en moyenne de 1,90 %, tous marchés confondus, entre les mois de mai et de juillet. L’ancien est celui qui progresse le plus, tandis que le marché du neuf retrouve un niveau d’activité comparable à ce qu’il était fin 2011. Dans le même temps, les taux d’emprunt sont demeurés stables, alors qu’ils étaient davantage attendus à la hausse.

Des disparités importantes suivant les secteurs

Cette photographie d’ensemble est en revanche beaucoup plus disparate sur le terrain avec un pouvoir d’achat immobilier des plus variables. Dans les 10 plus grandes villes de France, c’est à Strasbourg que ce coût connaît l’augmentation la plus importante, alors que le niveau des taux de crédit est, lui, demeuré à peu près stable. Même constat à la hausse à Paris et Nantes, mais avec des origines inverses. Toutes deux ont enregistré une progression des taux, tandis que le prix au m² est resté stable.

Les acheteurs les plus chanceux sont à chercher du côté de Bordeaux. Habituée aux prix élevés, la ville a toutefois concédé une baisse de ses tarifs, venant contrebalancer la progression des taux d’emprunt et permettre un achat plus grand à mensualité équivalente. Même constat est fait à Lyon, Lille, Marseille, Toulouse, Montpellier ou encore Nice.

Les appartements neufs, en tête des achats

Le deuxième trimestre 2015 a principalement enregistré une augmentation des ventes de logements neufs (+21,8 %). Mais là encore, les disparités sont multiples. Ce sont les ventes d’appartements qui profitent le plus de cette évolution avec +23,4 %, tandis que les ventes de maisons individuelles ne progressent que de 6 %, conservant un niveau de vente inférieur à 2012 et 2013. Concernant la taille des biens recherchés, les studios connaissent un véritable engouement de la part des investisseurs (+36,8 %).

Dans le même temps, les mises en vente régressent, d’autant plus pour les grandes surfaces. Les promoteurs restent en effet encore prudents, alors que les stocks demeurent en nombre : malgré une réduction de 8,3 %, il resterait encore 88 300 logements neufs disponibles.