L’assurance vie, un outil de planification de la succession encore méconnu

Publié le par LinXea

L’assurance vie, un outil de planification de la succession encore méconnu

Selon l’enquête commandée par NPG Wealth Management et réalisée par Scorpio Partnership auprès d’épargnants fortunés, l’assurance vie reste un placement de choix. En revanche, en France comme en Europe, peu d’investisseurs connaissent ses atouts pour préparer leur succession.

L’assurance vie n’est pas qu’une simple solution de placement. Elle peut aussi intervenir efficacement dans le processus successoral. Si cette donnée peut paraître une évidence, cela l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit de préparer cette échéance. C’est ce qui ressort de la récente étude commandée par NPG Wealth Management à Scorpio Partnership. Le sondage, réalisé auprès de 600 clients européens dont la fortune varie entre 1 et 10 M€, met en avant la méconnaissance des possibilités offertes par l’assurance vie en la matière, tout comme l’importance d’établir un plan de succession.

L’assurance vie trop peu sollicitée pour le transfert de patrimoine

Que ce soit en France comme dans le reste de l’Europe, le constat est identique : plébiscitée pour les opérations de placement, l’assurance vie est en revanche peu utilisée pour la transmission de patrimoine. Ainsi, 66 % des sondés disposent de ce type de contrat. Ils sont même 78 % en France, mais peu en ont fait l’outil de leur planification successorale. D’ailleurs, seulement 30 % des européens ont mis en place un plan de transfert de patrimoine, 37 % en France.

La première explication à ce peu d’intérêt réside dans le manque de sensibilisation des clients. Pour Marc Stevens, CEO de NPG Wealth Management, c’est aujourd’hui aux compagnies proposant des contrats d’assurance vie de mettre en avant leurs avantages dans la gestion patrimoniale et successorale. Et il y a matière à faire. En effet, toujours selon les résultats de l’enquête, un tiers des clients fortunés européens n’ont pas de conseillers à leur côté, 44 % en France.

Les jeunes générations, mieux informées

Des disparités existent toutefois entre les générations. Ainsi, les moins de 35 ans sont plus nombreux que leurs aînés à prendre en considération la question de la transmission du patrimoine et à la programmer (42 %). À l’inverse, sur l’ensemble des interrogés, 43 % (44 % des Français) n’ont pas du tout préparé leur succession. Ils sont aussi seulement 25 % à avoir rédigé un testament (17 % dans l’Hexagone).

Paradoxalement, ils sont 45 % au niveau européen à relever l’importance de cette démarche et même 59 % en France. Autant dire que le chemin reste long pour aboutir à une réelle prise de conscience et surtout à une optimisation des plans successoraux dans lesquels l’assurance vie occuperait une place de choix. En attendant, celle-ci reste utilisée majoritairement à des fins de placement. D’ailleurs, elle dépasse désormais les frontières avec 20 % des actifs (17 % en France) qui sont détenus à l’étranger, notamment au Luxembourg. Ce choix permet en effet aux épargnants d’optimiser les rendements, avant même de penser à la transmission du patrimoine.

Retrouvez tous nos articles concernant l'actualité ici http://www.linxea.com/GoodMorningLinxea/Lesactus.aspx