Les règles de départ en retraite changent

Publié le par LinXea

 Les règles de départ en retraite changent

Les partenaires sociaux ont entériné, le 30 octobre dernier, la réforme des retraites complémentaires. Destinée à pallier les difficultés financières des caisses Agirc et Arrco, elle va amener les salariés à retarder leur fin de carrière d’un an sous peine de malus. L’entrée en application du dispositif est prévue pour 2019.

Travailler plus pour bénéficier de toute sa retraite complémentaire. C’est en substance ce qui attend les salariés français. Devant l’urgence pour sauver les caisses complémentaires Agirc et Arrco, le Medef, représentant le patronat, et trois syndicats (la CFDT, la CFTC et CFE-CGC) ont instauré une nouvelle donne concernant les départs à la retraite. Ainsi, dès 2019, les salariés ayant au minimum 62 ans, âge légal du départ en retraite, et disposant de tous leurs trimestres de cotisation auront le choix entre travailler 4 trimestres supplémentaires, ou se voir appliquer un malus pour trois ans.

Celui-ci, portant uniquement sur le montant de la retraite complémentaire, sera de 10 %. À l’inverse, ceux qui travailleront en tout deux années supplémentaires, alors qu’ils peuvent bénéficier d’une retraite à taux plein, profiteront d’un bonus de 10 %, mais sur une durée de seulement un an. Celui-ci passera à 20 % pour trois années travaillées en plus, et 30 % pour quatre ans, toujours applicable pendant une année.

Les départs anticipés, également impactés

Cette mesure concerne également les carrières longues, c’est-à-dire les salariés ayant commencé à travailler avant 20 ans et disposant du nombre de trimestres nécessaire à leur classe d’âge pour partir à la retraite avant 62 ans. Ceux-ci devront là encore cotiser quatre trimestres supplémentaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein sans malus. Le départ se fera donc bien souvent à 61 ans au lieu des 60 ans actuels. À défaut, ils verront leur complémentaire retraite amputée de 10 % durant trois ans.

Seuls les retraités exonérés de la CSG échapperont à ce malus. De même, il sera non applicable lorsque le salarié aura atteint l’âge de 67 ans. Autant dire que l’anticipation de la retraite est plus que jamais d’actualité, afin de disposer, grâce à l’épargne, d’un complément de revenus le moment venu, malgré le malus.