Investir dans le vin : un placement à envisager avec modération ?

Publié le par LinXea

Investir dans le vin : un placement à envisager avec modération ?

Les investissements existent bien entendu au-delà de la bourse et de l’immobilier. Moins connus, ils concernent des domaines spécifiques. C’est le cas du vin. Idéal pour diversifier son patrimoine, ce placement peut prendre différentes formes.

SI la finalité de tout placement est d’augmenter son patrimoine financier, l’opération peut aussi donner lieu à d’autres attentes. C’est le cas de l’investissement dans le vin qui offre une diversité unique, tout en faisant appel à une autre donnée, celle du rendement plaisir. Apprécier les bons crus peut désormais rapporter…

Pour cela, plusieurs placements existent, différents les uns des autres. Tous ont en revanche en commun, celui de miser sur ce breuvage si convivial, qui peut être source de rendements dès lors où l’on maîtrise un peu le sujet. Une règle met en revanche tous les experts d’accord : variable, cet investissement ne doit pas dépasser 5 % du patrimoine.

Un placement en nature qui fructifie avec les années

L’un des placements dans le vin le plus courant s’adresse avant tout aux passionnés. Il s’agit d’acquérir des bouteilles d’appellations ou de millésimes considérés comme prometteurs, pour les revendre plus tard. À ce titre, le choix de vins de qualité est un impératif. Les seconds crus représentent notamment un investissement accessible, à privilégier dans les Bordeaux, véritables valeurs sûres. Selon une étude menée sur ces cépages en rouge, les vins produits depuis 1960 ont en moyenne offert un rendement de plus de 7 % par an. Bien plus que beaucoup d’autres investissements.

Mais ce placement impose également des coûts matériels, avec l’installation d’une cave permettant une bonne conservation des vins et la souscription à une assurance spéciale couvrant votre investissement en cas de sinistre ou de vol. Les produits à privilégier sont ceux dont le millésime date des dix dernières années. En effet, la recherche porte sur des crus compris entre 15 et 20 ans, tandis qu’il faudra prévoir de les garder environ 5 ans pour un placement d’autant plus performant.

Le GFV, pour un investissement au plus près du terroir

Autre solution pour investir dans le vin, celui du GFV, le groupement foncier viticole. Accessible le plus souvent entre 5 000 et 20 000 €, il correspond à l’acquisition de parts d’une propriété. L’exploitation est confiée à un viticulteur pour une durée généralement fixée à 18 ans. Celui-ci paie chaque année au groupement un loyer qui peut être financier ou en bouteilles. Le rapport est moindre que la vente de grands crus, compris entre 2 et 2,5 %. Sur les meilleurs investissements, il peut également s’accompagner d’une revalorisation annuelle des parts pouvant avoisiner les 10 %.

Cette solution de placement présente en fait d’autres atouts, sur le plan fiscal cette fois. En effet, l’investissement pour l’achat des parts bénéficie d’une exonération de l’ISF pour 75 % de la valeur jusqu’à 101 897 €, et 50 % au-delà. Le même abattement est appliqué dans le cadre successoral.

A noter que ces fonds sont peu répandus, avec pour les crus les plus recherchés, la mise en place de listes d’attentes. À l’inverse, l’achat de parts dans un petit vignoble peut avoir pour conséquence de ne pas trouver preneur lors de la revente. Il ne faut cependant pas oublier le retour en grâce de certains vins dont les prix repartent à la hausse. Aussi, investir dans le vignoble comme dans l’achat de bouteilles, peut se révéler une bonne idée, à condition de n’y consacrer qu’une légère partie de son patrimoine financier.