L’assurance vie, en alternative aux épargnes traditionnelles pour les mineurs

Publié le par LinXea

Épargner pour son enfant est l’une des premières actions des parents. Reste le choix du produit. Derrière le Livret A, qui demeure incontournable, ou encore le PEL, vient un placement à ne pas négliger, l’assurance vie. Celle-ci peut en effet être ouverte au nom d’un mineur avec des solutions d’investissement aussi variées que pour les contrats classiques.

Livrets, CEL, PEL, les épargnes pour les plus jeunes sont nombreuses et largement utilisées par les parents ou grands-parents, afin de constituer une réserve d’argent à l’enfant en prévision de ses études ou de ses projets d'adulte. Dans cette diversité, l’assurance vie apparaît encore en retrait. Pourtant, il est tout à fait possible d’ouvrir un contrat à un mineur. Elle représente alors une parfaite alternative, tout en offrant l’un des rendements les plus élevés du marché. Une façon de faire fructifier efficacement l’épargne sur le long terme. Dans le même temps, elle intègre des solutions de blocage permettant d’éviter à l’enfant de toucher à son capital prématurément.

Un contrat ouvert au nom de l’enfant par les représentants légaux

L’ouverture d’une assurance vie pour un mineur revêt les mêmes obligations que celle d’un livret. Ainsi, si le contrat est au nom de l’enfant, ce sont les représentants légaux (le plus souvent les parents) qui en ont la gestion. De ce fait, la signature des deux est nécessaire pour sa validation. À partir de 12 ans, son consentement sera aussi demandé.

Concernant sa gestion, le contrat fonctionne comme les assurances vie classiques, avec les mêmes solutions de placement. Ainsi, le capital pourra être versé sur des fonds en euros, avec ou sans immobilier, à moins d’opter pour les unités de compte. Le risque de perte de capital est alors présent, de la même façon que pour les contrats traditionnels. Une différence apparaît toutefois entre les deux, celle de la clause bénéficiaire. Les assurances vie au nom d’un mineur sont obligatoirement liées aux héritiers naturels, à savoir, en première lignée, les parents.

Plusieurs solutions pour protéger le contrat

Si elle est plus souple que le PEL, notamment dans les possibilités de retraits partiels, l’assurance vie peut aussi être bloquée dès son ouverture. C’est le cas avec la mise en place d’un pacte adjoint. Celui-ci permet de définir les conditions d’utilisation des sommes en supprimant les possibilités de retrait jusqu’à un âge précis qui peut être, au maximum, de 25 ans.

L’autre choix est l'ouverture d’un contrat à termes fixes. Le souscripteur peut par exemple être un grand-parent, et le bénéficiaire un ou plusieurs petits enfants. Si l’assuré vient à décéder, les sommes déjà versées continuent à fructifier jusqu’au terme de l’assurance vie, généralement établi à la majorité des descendants notés au contrat.

Ainsi, l’assurance vie se révèle tout aussi intéressante que d’autres placements pour mineurs. Elle se distingue plus précisément sur deux points : les sommes à pouvoir y verser, plus importantes que pour un Livret A, par exemple, et le rendement. En outre, elle offre une totale sécurité dans l’usage des fonds, pour éviter leur dilapidation prématurée, notamment lorsqu’elle sert d’appui à un héritage.

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