Les Français attachés à l’assurance vie, sous condition

Publié le par LinXea

Une récente étude de la Fédération française de l’assurance, menée avec l’institut Ipsos, confirme l’attachement des Français à l’assurance vie. Toutes les tranches d’âge détiennent ce type de contrat, avec des objectifs de placement différents. Un lien qui pourrait toutefois être facilement revu…

Les Français attachés à l’assurance vie, sous condition

L’assurance vie est toujours très appréciée par les Français, mais pourrait être moins utilisée si les conditions de sa détention et de sa fiscalité venaient à évoluer. C’est en résumé la conclusion de l’étude réalisée par Ipsos pour la Fédération française de l’assurance (FFA). Tandis qu’il est dénombré quelque 54 millions de contrats en cours, cette épargne est détenue par toutes les classes d’âges. Ainsi, 62 % des 60 ans et plus en possèdent un, 51 % pour les 35-59 ans et même 48 % pour les moins de 35 ans. 

La principale différence entre tous réside dans le motif lié à la constitution de cette réserve d’argent. Pour la majorité des 35-59 ans, il s’agit de préparer sa retraite. Pour 64 % des 60 ans et plus, elle a pour ambition de pallier le coût d’une perte d’autonomie. Pour les moins de 35 ans, l’alimentation d’une assurance vie est d’abord vouée à aider les proches, notamment pour payer les études des enfants. 

Une prise de risque encore modérée

Si la part des unités de compte en assurance vie a progressé de 8 % en cinq ans, passant de 12 % à 20 %, les Français ne sont pas pour autant prêts à prendre tous les risques pour obtenir de meilleurs rendements. Selon l’étude, 65 % des sondés détenteurs d’un contrat optent pour le risque zéro et 32 % s'autorisent une légère prise de risque. C’est d’ailleurs cette notion de sécurité qui est mise en avant concernant l’intérêt de ce type d’épargne (40 %), loin devant le rendement (16 % des réponses).

Autre enseignement, si les Français acceptent de voir les taxes progresser sur les biens du patrimoine, ces hausses doivent en revanche exclure l’assurance vie. Ils sont même deux tiers à indiquer qu’ils délaisseraient leur contrat en cas d’augmentation de la fiscalité. A contrario, 42 % envisageraient de le garder plus longtemps (la moyenne est aujourd’hui de 11 années) si cela leur permettait de bénéficier de nouveaux avantages.